samedi 25 janvier 2014

de la catharsis en photographie (et en écriture)

saviez-vous que les coquerelles sortent la nuit pour manger les restants de bouffe sur les comptoirs de cuisine, pour grignoter les graines de fond de garde-mangers, pour boire l’eau perlant dans les éviers et les tuyaux ? saviez-vous qu’elles peuvent survivre un mois sans manger ni boire ?

notre ami wiki nous apprend toutes sortes de choses palpitantes :
une blatte décapitée peut survivre plusieurs semaines (il est à rappeler que le système nerveux central des insectes est constitué d'une chaîne de ganglions le long du corps, et non centré autour d'un cerveau comme pour les vertébrés), la respiration s'effectuant par des trous disséminés dans son corps, les spiracles et son abdomen pouvant stocker de l'énergie pour cette durée.
ce qui explique pourquoi l’une d’entre elles, qu’on croyait morte, est tombée du kleenex que Stéphane tenait dans ses mains et s’est remise tout bonnement à marcher. elle a pour ainsi dire ressuscité, et ce même après avoir reçu une solide dose de baygon. ouioui, ces choses-là arrivent ! c’est pas juste une peur enfantine et ridicule !

ça fait que je prends des photos j’écris des choses sur les coquerelles comme on allait au théâtre autrefois voir un drame épouvantable et pleurer. je me catharsise la peur et l’angoisse en faisant gagner les mousquetaires contre la plus grosse chose laide (après les araignées, bien entendu) de tous les temps. celle-là est tombée d’une fenêtre pendant une forte pluie ; elle n’avait pas à proprement parler élu domicile dans notre cuisine. mais elle avait franchi la limite d’un territoire hostile, faute qu’elle doit, à en croire la jolie valse qu’elle nous a fait alors qu’on venait de tirer la chasse des toilettes, regretter du ciel des coquerelles.


les peines d’amour sont les coquerelles du ciel
les nettoyeurs des sous-sols éternels

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