et
de notre toute petite chambre située en plein cœur de santo domingo, nous
laissions la rumeur de la rue monter jusqu’à nous, en musique, en klaxons, en
éclats de rire ! ç’a été notre façon de poser l’ancre, de solenniser notre
arrivée en pays étranger. le repère tranquille tant attendu après une nuit
blanche, deux vols et une escale de deux heures à miami.
ça
parlait beaucoup, de part et d’autre, du danger de sortir à la noirceur, de la
nécessité de vivre incrédule et méfiant. même A., qui venait de nous déposer au foreigners club hotel, avait pris un
air sévère pour donner à Stéphane quelques conseils sur la sécurité. moi, j’étais
prise entre Ian (hôte de l’endroit où nous prévoyions être hébergés pour les prochains
jours, tout en jovialité et en excitation de nous accueillir), et le
conciliabule des futurs partenaires de stage. entre la légèreté et la gravité,
donc.
c’est
ainsi que la sieste nous a permis de remettre nos idées en place, parce qu’à en
croire les discours ambiants, tous sauf celui de Ian, nous ne serions jamais
sortis de notre chambre. assis à une petite table à notre premier restaurant,
nous avons souri en pensant que nous avions déjà, après trois heures passées en république dominicaine, transgressé deux règles : il faisait noir et nous
buvions de l’eau avec de la glace.
Wow! Le photo! Superbe :)! Beau texte aussi.... On dirais un roman hehe..
RépondreEffacer