lundi 7 avril 2014

mangues, survivor & naturopathie

le temps passe vite (trop) et il fait chaud quelque chose de terrible avec l’humidité qui arrête pas de grimper ces jours-ci. c’est que l’été arrive, c’est pour ça, avec ses épisodes de pluie et ses températures ressenties à 43 degrés avec 75% d’humidité. intéressant !

quand on se tient sur le balcon arrière, attendant que la laveuse se remplisse de l’eau du jet qui revole partout et nous asperge le linge et nous aveugle à intermittence, on peut apercevoir, au-delà des toits de tôle rouillée, chez un lointain voisin, un immense manguier dont personne ne s’occupe. on se demande encore comment il a poussé là, et on soupire à l’infini en voyant pourrir, au fil des jours, ces centaines de mangues tombées sur les toits.

je voudrais être un chat. me faufiler entre les grilles du balcon, marcher comme eux sur les maisons… et récupérer les mangues perdues.

las terrenas, c’était quelque chose comme le paradis, avec ses plages sans fin, presque désertes, ses tours de motoconcho à trois sur un scooter, ses petits restos relaxes où on se promène nus pieds et en maillot de bain… c’était cocasse aussi, comme la fois où on a rencontré les producteurs de la télésérie survivor turquie. au bar, les dudes sont tout bonnement venus s’asseoir à notre table, et ont fini par payer la note complète avant de nous emmener danser. on était mal nous autres, on se tenait là avec nos pesos fripés dans nos mains, et la serveuse a fini par nous dire, comme pour nous déculpabiliser : « inquiétez-vous pas avec ça : survivor, ça paye… » oké, mais ça paye comment ? ça paye assez qu’ils ont loué une île pour les cinq mois du tournage pour 15 millions au gouvernement dominicain. « ils » étant la famille du dude à la chemise blanche qui faisait les yeux doux à Marilou ; « ils » étant son entreprise familiale ben louche qu’on comprenait pas trop qu’est-ce qu’ils faisaient, au final… correct !

le caribe tours c’était parfait, sauf le chauffeur qui conduisait en fou sur les routes sinueuses et étroites des montagnes, sauf la fille qui vomissait à cause du chauffeur fou, sauf qu’on s’est jamais rendu compte qu’on avait dépassé sánchez et qu’on s’est retrouvés, à la toute fin de la ronne, à samaná (c’est-à-dire au bout de la péninsule). capote trois secondes, finit par rire, barguine un taxi, refait 45 minutes en sens inverse, arrive à l’hôtel à l’heure à laquelle on pensait arriver initialement. parce que le voyage, qui devait nous prendre trois heures de santo domingo à sánchez, a pris deux heures de santo domingo à samaná. le chauffeur de taxi en revenait pas. on était rassurés.

ces jours-ci on héberge une américaine vraiment géniale qu’on a rencontrée à l’aéroport en allant chercher Marilou. Brandi était avec un ami à attendre son lift (qui s’est jamais pointé) pour santo domingo quand elle nous a demandé si on voulait partager un taxi. malheureusement, on partait vers le nord, mais on a quand même jasé. elle s’en allait à haïti faire une semaine de bénévolat en médecine. comme elle revenait seule le samedi suivant, que son vol de retour était seulement le mardi et qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait faire pendant ces quatre jours là, on lui a proposé de venir crécher chez nous. alors voilà ! on a maintenant une amie étudiante en naturopathie qui nous montre comment nous masser le cou pour faire tomber le stress. elle part demain et c’est triste un peu.

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