le temps passe vite (trop) et il fait chaud
quelque chose de terrible avec l’humidité qui arrête pas de grimper ces
jours-ci. c’est que l’été arrive, c’est pour ça, avec ses épisodes de pluie et
ses températures ressenties à 43 degrés avec 75% d’humidité. intéressant !
quand on se tient sur le balcon arrière,
attendant que la laveuse se remplisse de l’eau du jet qui revole partout et nous
asperge le linge et nous aveugle à intermittence, on peut apercevoir, au-delà
des toits de tôle rouillée, chez un lointain voisin, un immense manguier dont
personne ne s’occupe. on se demande encore comment il a poussé là, et on
soupire à l’infini en voyant pourrir, au fil des jours, ces centaines de
mangues tombées sur les toits.
je voudrais être un chat. me faufiler entre
les grilles du balcon, marcher comme eux sur les maisons… et récupérer les
mangues perdues.
las terrenas, c’était quelque chose comme le
paradis, avec ses plages sans fin, presque désertes, ses tours de motoconcho à trois sur un scooter, ses
petits restos relaxes où on se promène nus pieds et en maillot de bain… c’était
cocasse aussi, comme la fois où on a rencontré les producteurs de la télésérie survivor turquie. au bar, les dudes sont
tout bonnement venus s’asseoir à notre table, et ont fini par payer la note
complète avant de nous emmener danser. on était mal nous autres, on se tenait
là avec nos pesos fripés dans nos mains, et la serveuse a fini par nous dire,
comme pour nous déculpabiliser : « inquiétez-vous pas avec ça :
survivor, ça paye… » oké, mais ça paye comment ? ça paye assez qu’ils ont loué
une île pour les cinq mois du tournage pour 15 millions au gouvernement
dominicain. « ils » étant la famille du dude à la chemise blanche qui faisait
les yeux doux à Marilou ; « ils » étant son entreprise familiale ben louche qu’on
comprenait pas trop qu’est-ce qu’ils faisaient, au final… correct !
le caribe tours c’était parfait, sauf le chauffeur
qui conduisait en fou sur les routes sinueuses et étroites des montagnes, sauf la
fille qui vomissait à cause du chauffeur fou, sauf qu’on s’est jamais rendu
compte qu’on avait dépassé sánchez et qu’on s’est retrouvés, à la toute fin de
la ronne, à samaná (c’est-à-dire au bout de la péninsule). capote trois
secondes, finit par rire, barguine un taxi, refait 45 minutes en sens inverse,
arrive à l’hôtel à l’heure à laquelle on pensait arriver initialement. parce que
le voyage, qui devait nous prendre trois heures de santo domingo à sánchez, a
pris deux heures de santo domingo à samaná. le chauffeur de taxi en revenait
pas. on était rassurés.
ces jours-ci on héberge une américaine
vraiment géniale qu’on a rencontrée à l’aéroport en allant chercher Marilou. Brandi était avec un ami à attendre son lift (qui s’est jamais pointé) pour santo
domingo quand elle nous a demandé si on voulait partager un taxi. malheureusement,
on partait vers le nord, mais on a quand même jasé. elle s’en allait à haïti
faire une semaine de bénévolat en médecine. comme elle revenait seule le samedi
suivant, que son vol de retour était seulement le mardi et qu’elle n’avait
aucune idée de ce qu’elle allait faire pendant ces quatre jours là, on lui a
proposé de venir crécher chez nous. alors voilà ! on a maintenant une amie étudiante
en naturopathie qui nous montre comment nous masser le cou pour faire tomber le
stress. elle part demain et c’est triste un peu.
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